30.6.14

"Tu trembles" suite 3

Et voilà que l'aventure de "Tu trembles" se poursuit. Nous présentons maintenant le spectacle à la Gare au Théâtre pour le festival "Nous n'irons pas en Avignon".



Je me permets un coup de projecteur sur Lucas Barbier, notre musicien qui compose sur scène en direct. Un phénomène. Quel bonheur d'inventer avec lui!

Aquarelle en répétition

TU TREMBLES
de Bruno Allain
mise en scène Marie-Christine Mazzola
collaboration artistique Clémence Laboureau
musique Lucas Barbier
costumes Pétronille Salomé
lumière Tanguy Gauchet
avec Bruno Allain, Juliette Allain, Lucas Barbier, Karim Khali et Tamara Al Saadi
du mercredi 2 au dimanche 6 juillet à 19h00
Gare au Théâtre
13 rue Pierre Sémard, 94400 Vitry-sur-Seine
RER C - train ROMI ou MONA - gare Vitry-sur-Seine
Réservations
Tél  01 55 53 22 26

29.6.14

Face aux cristaux liquides

Ce week-end a été présenté au Local "Face aux cristaux liquides", un de mes derniers écrits en prise direct avec le monde d'aujourd'hui. Des couples se croisent et s'entrecroisent. Ils expriment leur difficulté à aimer tant ils se trouvent attirés, monopolisés, endoctrinés, enfermés par la multiplicité des écrans qui nous entourent et au final les voilà éjectés d'eux-mêmes. Un moment intense. Un moment aussi où le public a beaucoup ri.


6.6.14

Visages en relief

Dans "S'amuse s'ennuie", troisième volet de ma saga "Perdus dans l'immensité", le personnage de l'artiste s'interroge sur son parcours, questionnement évidemment qui rejoint le mien. En voici deux extraits, fruits de mon travail sur le visage.

"… Qu’est-ce que je cherche avec tous ces visages ? Qu’est-ce que je cherche à figer qui est fugitif ? La singularité de chacun ? Ou au contraire un point commun à tous et qui n’est pas défini, voire chimérique ? Le visage humain m’interroge comme je m’interroge moi-même. Et ce qui m’interroge, ce n’est pas l’individu seulement, l’un puis l’autre puis l’autre encore, déconnecté du tout. Non, au contraire, c’est l’individu en sa qualité de faire partie du tout, en lien avec le tout, inséparable. Peindre un visage, c’est peindre le monde. Le monde et le rapport que ce visage entretient avec le monde. Et donc le rapport que moi-même j’entretiens avec le monde et que je capte dans le visage de l’autre. Peindre un visage, c’est peindre le temps qui nous appartient, le modèle et moi, ce temps de travail ensemble que l’on se donne mutuellement. Dit autrement, peindre un visage, c’est peindre l’individu en ce qu’il est proie du monde, embarqué dans la nef du monde. Tout comme moi. Là peut-être réside le point commun. A la fois otage et acteur, à l’image du modèle et du peintre. Ce lieu de friction me fascine. En voulant s’affranchir, l’homme fabrique son propre enfermement dont il cherche à nouveau à s’affranchir en fabriquant à nouveau… etc… En cette désespérante course vers l’espoir réside la dynamique qui fait que vivre vaut le coup. Néanmoins cet appétit demande confirmation en permanence dans le regard de l’autre…"


Appel


"… Ce qui importe, c’est le temps. Le temps de peindre le portrait. Au départ, les gens sont mal à l’aise. D’eux-mêmes, ils ne montrent que le visage social, le masque. Mais petit à petit, ils oublient que je les observe, ils lâchent prise et se perdent dans leurs pensées. Un court instant, le visage se modifie. C’est le même pourtant. Mais la frontière derrière laquelle ils se cachent s’efface. Quelque chose jaillit du plus profond de l’être, perce la surface, éclabousse le regard. Toujours, je l’ai constaté, émerge alors une figure tragique. Eblouissante. C’est cet instant-là que je traque…"


Visage stop


Les 14 et 15 juin prochain, j'expose les dernières avancées de ce travail sur le visage. C'est à l'occasion des portes ouvertes des Lézarts de la Bièvre.


Foyer des jeunes travailleurs
21 rue Daubenton 75005 Paris
Le samedi 14 juin de 14h à 18h
Le dimanche 15 juin de 14h à 20h

D'autre part, le samedi 14 juin à 11h, je donne RV au bassin du Parc Kellermann, 75013 Paris, où sont érigées en permanence trois de mes sculptures. Je vous les ferai découvrir…


Nom prénom adresse


Au plaisir de vous voir.
Bruno Allain


Visage rapide



6.5.14

"Tu trembles" suite 2

Les représentations de "Tu trembles" se poursuivent jusqu'au 18 mai 2014 au Local, cf article précédent… Je suis heureux de ce travail avec la jeune et "Charmante Compagnie". 


Pour interpréter le passage qui suit et qui peut paraître mystérieux sans le contexte du spectacle, j'ai eu le désir en amont de "peindre" la vision du personnage. Je vous laisse faire les liens…

… Zoom avant et tu approches, lent, les deux mouvements se renforcent, indiquent une recherche, une excitation, un suspens, alors? et si? j’adore, couleur bleue virant sur le marine profond, insondable. Passage d’un plan fixe à un autre puis un autre, fixe fixe fixe, rapide, efficace, alarmant, où suis-je? il se passe quoi? danger! pour moi, c’est vert, presque fluo, comme au printemps quand ça pousse de façon irrésistible, agaçante. Travelling de gauche à droite, récitation, je vous expose tout ça bien joli que je sais, jaune citron acide, à la fois nostalgique et lancinant, je déteste, je n’en fais jamais. Je préfère les suites d’images rapprochées, séquence macro, enchaînement de détails rendus mystérieux sans le contexte, où? qu’est-ce? mener l’enquête, rouge sang qui coule et se fige. Chaque couleur se métamorphose en émotion explosive, noir souffrance, je ne dors plus, m’est devenu impossible, je me consume, ne regrette pas. Au contraire. Je voltige, je scénario, je frénésie, je en direct, je filme comme peinture abstraite, je fleuve, je prodige, je pomme, je carte blanche

Extrait de "Tu trembles" de Bruno Allain

Elvis 1


15.4.14

"Tu trembles" suite 1

Salles pleines, retours élogieux, les premières présentations du travail en cours sur "Tu trembles" à Confluences sont couronnées de succès. Nous finalisons le spectacle en vue des représentations au Local, 18 rue de l'Orillon, 75011 Paris. Ça commence le 1er mai… tout un symbole…



Voici un aperçu de l'ambiance lors des répétitions: il s'agit de l'entrée en scène de "Nat", un grand moment…

...Regarde ma taille, tu l’as dit, le rêve, elle te reste gravée au-dedans, boss, à coups de pic à glace dans tes neurones, beau gosse, Nat te dynamite le cerveau, feu d’artifice allegretto. C’est fini pour la journée, tu ne vas plus penser que Nat, chacun de tes mouvements, de tes traits de génie seront pour Nat, chacune de tes pulsations, de tes inspirations, de tes parenthèses avec l’esprit noyé dans le kamasoutra seront pour Nat. Nat, mon chéri, te bouffe total l’espace mental… 
(extrait de "Tu trembles")


Aquarelle par Bruno Allain

11.4.14

Cris inattendus

Je travaille sur le cri. Pas seulement en arts plastiques. J'aime

éCRIre
ou encore

écRIRE
...
Dimanche dernier, je vais sur le marché. Voici ce que je trouve sur l'étal du maraîcher…

Cri céléri
collection particulière...

Lors de mon dernier voyage en Guyane, je fais une autre rencontre sidérante, là, à mes pieds, en marchant sous la forêt près de Sinnamary:

Cri au kilomètre 72

Crier, parler, chuchoter. Dans le crépitement du monde, comment se faire entendre?

23.3.14

"Tu trembles"

Et voici que commence la série de représentations de "Tu trembles", premier volet de ma saga intitulée "Perdus dans l'immensité", librement inspirée des articles du journal du Monde du 1er février 2008. Je participe au spectacle en tant qu'auteur, acteur et plasticien. Je m'entends à merveille avec la metteure en scène Marie-Christine Mazzola et toute l'équipe de la Charmante Compagnie. Ils ont trente ans ou moins et une pêche d'enfer. Je suis heureux de ce travail. C'est le début d'un parcours sur plusieurs années -écritures organiques et innovations échevelées- que j'espère fructueux. Venez nous voir!

Samedi 12 avril à 20h30
Dimanche 13 avril à 18h
Confluences, 190 boulevard de Charonne, 75020 Paris
Réservations: 01 40 24 16 46