31.12.12

Ce qui me pousse


Ce qui me pousse
Le vent qui gonfle la voile de mon bateau perso
Je ne sais pas ce qu’il est
Où ça me mène
J’essaie je me trompe
Continûment je me démène
J’arpente les déferlantes
Parfois je n’en peux plus
Je reste ahuri sous la pluie battante
Déluge dehors
Dedans déluge
Je m’évertue dans la tempête
Tout le temps c’est mauvais temps
Je rêve de ciel azur
Je rêve mais je m’en fous
Le repos sur la plage
Etalage de cuisses sur Radio Monte Carle
Ça m’ennuie
Ça m’enrage
Et le vent heureusement
Le vent toujours me gifle
Je ne cherche pas de trêve
Ce serait revenir
Déjà mourir
Je n’en veux pas je l’assassine à plaisir
Je suis sur la brèche
Cet endroit particulier
Démoli un peu
Ouvert surtout
Et le vent s’y engouffre à n’en plus finir
Cela peut-être
Cela sûrement que je souhaite
Tant que les secondes s’égrènent sur mon navire-monde
Ce qui me pousse
Tellement précieux
Je l’appelle
Sais-tu
Je l’appelle
Et il vient.

Texte écrit en pensant à mon ami Cyril Lévi-Provençal qui vit sa fraternité avec Ulysse de manière palpitante.

Bruno Allain

1 commentaire:

Claudine Guittet a dit…

Bouleversant. Si fort, si dru, droit dans les tempêtes...