8.4.13

Du 17 avril au 4 mai, je suis invité à la bibliothèque municipale de Sceaux,
7 rue Honoré de Balzac, 92330 Sceaux
01 46 61 66 10,
pour une exposition intitulée
FACES

"Dire"

Au plaisir de vous y retrouver...

27.2.13

Le G5

En 2010, j'ai créé le G5, un groupe d'auteurs, avec Dominique Paquet, Natacha de Pontcharra, Laurent Contamin et Luc Tartar. J'écrivais à l'époque:


Fonder le G5. Pourquoi ?

- Echanger sur la pratique, le quotidien, les coulisses de l’écriture.
- Rompre l’isolement qui guette toujours.
- Réfléchir et travailler ensemble sur les racines de l’écriture, sur les questions de dramaturgie, d’esthétique, mais aussi des rapports entre théâtre et monde, de la nécessité du théâtre, donc de la raison social du théâtre et des arts en général.
- Organiser et mener à bien ensemble des projets, face visible de nos travaux, proposant lectures, état des lieux de nos réflexions, écriture à plusieurs mains, performance, édition, exploration diverses… et ce qui n’existe pas encore.

Pourquoi ces cinq-là ?

Une intuition issue de ce que je connaissais, avais lu/vu de mes quatre camarades
Les ponts d’une probable entente :
- Ecriture qui interroge l’actualité et cherche à penser le monde
- Ecriture qui propose une transposition par rapport au réel, une distance généralement appelée poésie, en particulier dans ce qu’elle a de plus charnel
- Ecriture donc qui s’abreuve à quatre sources : le moi, le monde qui entoure, la mythologie et la langue
Le possible partage d’une optique
Et surtout de la différence, du désaccord, de l’opposition, de l’engueulade joyeuse, du plaisir de vivre…


Aujourd'hui le G5 continue sa route. Luc a décidé de suivre chacun de nous tout au long d'une journée de travail et de noter ses impressions. Allez voir sur le blog, là, ça vaut le clic:

"Quand la viande parle" à Lyon



La semaine dernière, j'ai fait une visite éclair à Lyon où une jeune équipe, la Compagnie Organe Théâtre, a monté cinq pièces de "Quand la viande parle" pour un festival décapant intitulé "SuperEros". 
Je me suis régalé. Merci à eux, en particulier à Céline Bertin qui orchestre la compagnie et qui a mis en scène les textes.
Ces pièces qui, à la lecture, sont crues, dérangeantes, cruelles, passent à la scène sans sourciller. Le public se réjouit des méandres de nos pulsions, de notre embarras à vivre avec... Et les rires dégoulinent.
Preuve du succès, le maître des lieux, Didier Vignali, propose de programmer le spectacle complet la saison prochaine au Croiseur...

  
Clémence Vincent et Aurélien Vandenbeyvangue dans "Sucette"

Sterenn Séjourné et Aurélien dans "Tes petits seins"

Celine Bertin, Basile Lambert et Aurélien dans "Chaud show"

Pour en savoir plus :
Le Croiseur : www.scene-7.fr
Quand la viande parle, éditions Les Impressions Nouvelles, Bruxelles :
www.lesimpressionsnouvelles.com/

Pour vous mettre en appétit, voici le début du monologue de "La Lime"...

Prems : - Le pouvoir, c'est la queue. Tu entres dans La femme. Tu vas et viens. Tranquille, tu vois. Maîtrisé. Tu limes. A l'aise. Tu peux compter le nombre d'allées et venues. Des fois profond, des fois au bord. Tu limes. Pour savoir où tu en es, de temps en temps, tu accélères. Histoire de tater le terrain, tu vois. Et tu surveilles La femme. Tu regardes comment ça lui fait. Et tu continues. Tu limes. Avant, arrière. Relax. Super. Cette bandaison comme ça. Et tu y vas. Maîtrisé, tu vois. Si nécéssaire, tu ralentis. Mais toujours tu poursuis. Chlif chlaf! Et tu surveilles La femme. Sûr, si elle a un sentiment pour toi, autrement dit : si tu ne la violes pas, ha! à un moment, ça lui fait de l'effet, ton mouvement. Tu lui demandes. Tu la câlines. Mais attention! tu demandes positif : "ça te fait de l'effet, hein ?" Ne lui laisse pas le choix. Là, tu perds la partie. Comme deux et deux font quatre. Non. Tu ne sors pas de ton rôle, tu vois. Tu limes. Et ta queue en elle qui va et vient, La femme mouille, bon, tu le sens, ta queue qui va et vient, ça lui fait des trucs. Ce bâton, chlif chlaf! Hein ? Et toi, imperturbable, tu poursuis. 60, 61, 62, 63. L'important, écoute bien, c'est de poursuivre. Poursuivre. Tu vois ce que je veux dire ? 75, 76, 77. Et tu surveilles. Il y a un moment où La femme ne sait plus où elle en est. Elle décolle. Elle déjante du chemin habituel. Ta queue qui va et vient en elle, c'est comme un arbre qui pousse en son dedans. Elle est empalée sur du velours. Ces cellules au fond d'elle s'électrisent. De l'intérieur, ça l'inonde. Un plaisir au creux, tu vois, qui irradie. Ouah! Du centre à la périphérie. Important ça : du centre à la périphérie. Et elle chante...

Guillaume Luquet dans "La lime"


31.12.12

Installation de trois sculptures Parc Kellermann



Le 20.12.12
Temps pluvieux
Intense activité
Suite à une commande de la Ville de Paris
Aboutissement d'un long projet
Installation de trois de mes sculptures dans le bassin du Parc Kellermann, Paris 13ème
Intégrées au parcours symbolique de la Bièvre


Des blocs de béton plongés dans le bassin soutiennent les sculptures, d'où la grue impressionnante.



Dernier voyage de la première sculpture.

Le Parc Kellermann se situe à la Poterne des Peupliers, à l'endroit où la Bièvre entrait dans Paris. Aujourd'hui le cours de la rivière est détourné.

"Le murmure"
Le visage regarde vers l'ancien confluent de la Bièvre et de la Seine, approximativement vers la Gare d'Austerlitz.

Je signe la deuxième sculpture directement à la ponceuse...

A la recherche du bon horizon

"La Parole"
appelant vers la rive opposée


ou regardant le saule...



Voyage de la troisième sculpture sur et sous les eaux tant il pleut.


En réponse aux roseaux. Clin d'oeil à Camille Jullien qui a conçu les plantations et le nouvel environnement paysager.


"Le Cri"
Le regard est tourné au couchant vers la source de la Bièvre.


"Le Murmure"


"La parole"


Et "Le cri" in situ.

Tout ceci est né de l'appel d'offre d'un parcours symbolique de la Bièvre par la Mairie de Paris, "concours" emporté par l'agence Benoît Jullien en lien avec l'association des Lézarts de la Bièvre. Merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ma proposition devienne réalité et en particulier à Madame Mireille Barge, chef de projets à la direction de la Voirie et des déplacements, à Michel Berthelot et à Corinne Desportes



Le 9 janvier, nous changerons les boulons de fixation qui seront "patinés" et se confondront avec la sculpture. 


Un coup de chapeau à Cyril Bosc qui m'a aidé de sa science métallurgique, de sa patience constructive et de son amitié. Salut à toi.

Puis viendra le temps d'autres photos avec reflet et ombre et aussi, je l'espère, de l'inauguration officielle en compagnie des élus dont le "OUI" m'a permis d'avancer sur mon chemin d'artiste.
Allez au Parc Kellerman. Avec le vent, les sculptures bougent. Peut-être vous parleront-elles.

Bruno Allain

Ce qui me pousse


Ce qui me pousse
Le vent qui gonfle la voile de mon bateau perso
Je ne sais pas ce qu’il est
Où ça me mène
J’essaie je me trompe
Continûment je me démène
J’arpente les déferlantes
Parfois je n’en peux plus
Je reste ahuri sous la pluie battante
Déluge dehors
Dedans déluge
Je m’évertue dans la tempête
Tout le temps c’est mauvais temps
Je rêve de ciel azur
Je rêve mais je m’en fous
Le repos sur la plage
Etalage de cuisses sur Radio Monte Carle
Ça m’ennuie
Ça m’enrage
Et le vent heureusement
Le vent toujours me gifle
Je ne cherche pas de trêve
Ce serait revenir
Déjà mourir
Je n’en veux pas je l’assassine à plaisir
Je suis sur la brèche
Cet endroit particulier
Démoli un peu
Ouvert surtout
Et le vent s’y engouffre à n’en plus finir
Cela peut-être
Cela sûrement que je souhaite
Tant que les secondes s’égrènent sur mon navire-monde
Ce qui me pousse
Tellement précieux
Je l’appelle
Sais-tu
Je l’appelle
Et il vient.

Texte écrit en pensant à mon ami Cyril Lévi-Provençal qui vit sa fraternité avec Ulysse de manière palpitante.

Bruno Allain

22.12.12



Le 14 décembre dernier, nous avons joué le spectacle ci-dessous à La Nacelle d'Aubergenville. L'auteur démontre par A + B que Shakespeare s'est trompé et que ce n'est pas celui que l'on croit qui a tué le père d'Hamlet. Nous menons l'enquête. Issu d'un texte philosophique, le spectacle est dense, complexe et bat en brèches nos schémas de pensée. A chaque représentation, je suis surpris par l'ovation du public à la fin de la représentation. Il y avait cette fois de nombreux lycéens dans la salle. Tous ont suivis l'enquête avec un plaisir évident. Dans un monde à la distraction facile et condescendante, je trouve cela réconfortant. 


D’après ENQUETE SUR HAMLET, le dialogue de sourds.
De Pierre Bayard – Les Editions de Minuit, 2002

Adaptation Dominique Paquet
Mise en scène Patrick Simon
Avec Bruno Allain, Anne Bouvier, Thomas Cousseau, Arnaud Décarsin, Dominique Paquet
Scénographie : Goury – Lumières : Cyril Hamès


8.11.12

Expo Chambéry


J'expose quelques unes de mes oeuvres jusqu'au 20 décembre à Chambéry (Espace Malraux) sous l'égide de La Compagnie de la Hulotte. Il s'agit d'un travail dans la lignée de mes boîtes à cris. 
En voici quelques exemples :

Boite à cris ouf

Boite à cris louches

 Poêle à cris



 Casserole à cris monde


Carnet de Bord d’une rencontre
Compagnie de la Hulotte
Jusqu’au 20 décembre 2012
Espace Malraux
67 place François Mitterrand
Chambéry
Horaires d’ouverture
mar, jeu, ven de 13:00 à 19:00
mer de 10:00 à 19:00
sam de 10:00 à 18:00